13 août 2014

Il se noie en nageant dans le port de Sète en 1677

Chaque été ramène son lot de drames liés à la mer, mais le fait n'est pas nouveau et un acte de sépulture de la paroisse St-Joseph de Sète rapporte une baignade tragique en 1677.

"Jacque Labrusquade natif du lieu de Montfarrier au
diocèse de Montpellier s'est noyé en nagant dans le bassin
du port St-Louis le trentiesme jour de juillet mil six cent
septante sept. Est ensepveli dans le cimetière de la paroisse
St-Joseph présents le sieur Claude Estival bourgeois de Mèze, Jacques Gili
travailheur, et François Cavalier aussi travailheur. Le sieur
Estival a signé, et non Gili ni Cavalier estant illitérez."
Le port Saint-Louis est le bassin délimité par le môle du même nom, long de 650m, dont la pose de la première pierre en 1666 a été l'acte fondateur de la ville de Sète. C'est dans cette étendue d'eau calme que la victime a choisi de nager en ce 30 juillet 1677, qui était un vendredi, sans doute pour se rafraîchir après sa journée de travail.

Qui est-il ? Contrairement à la coutume, l'acte ne donne aucune précision sur sa parenté : juste son nom, Jacques Labrusquade, et son lieu d'origine, sans doute Montferrier-sur-Lez, orthographié ici Montfarrier, à côté de Montpellier, à une trentaine de kilomètres de Sète qui appartient en ce temps-là au diocèse d'Agde.

Ce Jacques Labrusquade est probablement un des nombreux ouvriers venus participer à la construction du nouveau port, comme l'indique la qualité de deux des témoins de l'acte, qui sont des "travailleurs" et ne savent pas signer de leur nom.

Ce triste évènement rappelle qu'on n'a pas attendu le XIXème siècle et l'essor des stations balnéaires pour s'adonner aux plaisirs du bain et de la natation.
Le bassin où s'est noyé le malheureux,
aujourd'hui port de plaisance.
Carte postale des années 1960, Archives Départementales de l'Hérault.

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